Créer c’est évoluer, avancer, changer, explorer les matières et les techniques. Rien de pire
que de demeurer figé. L’immobilisme, c’est la source vitale qui se tarit, la déperdition, et pire
que tout, l’ennui !
Alors, après quarante ans de vie parisienne, Marie Delarue est venue, voilà huit ans
maintenant, s’installer au bord de la Méditerranée, à Toulon.
Elle y est tombée si amoureuse de la lumière et des paysages de Provence qu’elle a basculé
de l’art singulier et des collages vers la peinture. Troquant les outils, les ciseaux et la colle
contre les pinceaux, elle s’adonne depuis à la peinture avec une sorte de boulimie qu’elle
n’imaginait pas.
Dans cette démarche, dit-elle, « c’est la figuration qui m’importe et m’emporte. Rendre les
paysages, la mer sans cesse changeante, les ciels aux couleurs si intenses… et puis j’aime
le travail, la minutie, le souci du détail pour tenter de rendre ce que cet univers m’apporte de
bonheur à chaque jour qui passe ».
Une dernière confidence : elle se dit maintenant tentée par la céramique. Affaire à suivre…